26 mars 2026
Lors de la rénovation d’une habitation ancienne, il est possible de rencontrer des matériaux contenant de l’amiante. Autrefois, l’amiante était largement utilisé dans les toitures, les façades, les conduites, les revêtements de sol et les installations techniques. Ce matériau était solide, résistant au feu et à l’humidité, et possédait de bonnes propriétés isolantes. Il peut toutefois présenter de graves risques pour la santé lorsque ses fibres sont libérées et inhalées.
Les fibres d’amiante peuvent notamment se retrouver dans l’air lorsque des matériaux amiantés sont cassés, sciés, percés, poncés ou retirés. Avant d’entreprendre des travaux de toiture ou de façade, il est donc important de vérifier si des matériaux contenant de l’amiante peuvent être présents. Une détection précoce permet de limiter les risques sanitaires, les retards sur le chantier et les coûts imprévus pendant la rénovation.
L’amiante est un terme générique désignant un groupe de minéraux naturels composés de fibres extrêmement fines. Grâce à ses propriétés techniques, il a été incorporé pendant plusieurs décennies dans des milliers de produits de construction.
L’amiante était notamment :
En Belgique, la production de matériaux contenant de l’amiante a été interdite en 1998. Comme les stocks existants ont encore été utilisés pendant un certain temps, l’année 2001 est considérée en Flandre comme une date de référence importante. Les bâtiments construits avant 2001 peuvent donc encore contenir des matériaux amiantés. Site web en néerlandais
L’amiante présente principalement un risque lorsque des fibres microscopiques sont libérées et inhalées. Ces fibres peuvent pénétrer profondément dans les poumons et y rester pendant une très longue période.
L’exposition à l’amiante peut provoquer de graves maladies. Le niveau de risque dépend notamment :
Un matériau amianté intact présente généralement moins de risques qu’un matériau endommagé, altéré ou friable. Toutefois, même l’amiante lié peut finir par libérer des fibres sous l’effet de l’usure et des intempéries.
Il existe officiellement six types d’amiante. Dans les bâtiments belges, les trois variétés les plus fréquemment rencontrées sont le chrysotile, la crocidolite et l’amosite.
Les appellations basées sur les couleurs peuvent aider à distinguer les différentes catégories, mais il n’est pas possible d’identifier de manière fiable un type d’amiante uniquement sur la base de sa couleur ou de son apparence.
Le chrysotile, également appelé amiante blanc, était la variété d’amiante la plus utilisée. Ses fibres relativement souples ont été incorporées dans de nombreux matériaux de construction.
Le chrysotile peut notamment être présent dans :
Bien que le chrysotile soit parfois présenté comme moins dangereux que d’autres variétés d’amiante, toute exposition à des fibres d’amiante libérées présente un risque pour la santé. Il n’est donc pas correct de considérer l’amiante blanc comme inoffensif.
La crocidolite, également appelée amiante bleu, est constituée de fibres très fines et droites. Elle était principalement utilisée dans des produits devant résister à la chaleur, au feu ou à certains produits chimiques.
Elle peut notamment être présente dans :
L’amiante bleu est considéré comme particulièrement dangereux, surtout lorsque le matériau est non lié, endommagé ou fortement altéré.
L’amosite, également appelée amiante brun, était principalement utilisée comme matériau d’isolation thermique et de protection contre le feu.
Elle peut notamment être présente dans :
L’amiante brun est également composé de fibres capables de pénétrer profondément dans les poumons. Les matériaux contenant de l’amosite doivent donc être manipulés avec une extrême prudence.
L’amiante ne se trouve pas uniquement dans les plaques ondulées ou les anciennes ardoises. Il a été utilisé dans de très nombreuses applications et peut être présent de manière visible ou dissimulée.
Il peut notamment se trouver dans :
Le crépi, les enduits et d’autres couches de finition appliqués avant 2001 peuvent également être considérés comme suspects dans certains cas. L’amiante peut en outre être dissimulé derrière des cloisons, sous les sols ou sous des couches ajoutées lors de rénovations ultérieures.
Outre le type d’amiante, la manière dont les fibres sont intégrées au matériau est particulièrement importante.
Dans les matériaux à base d’amiante lié, les fibres sont solidement incorporées dans un liant tel que le ciment, le plastique ou le bitume.
Quelques exemples :
Lorsque ces matériaux sont intacts et en bon état, les fibres se libèrent généralement moins facilement. Pendant des travaux de rénovation, ils peuvent toutefois se casser, se fissurer ou être endommagés. Le vieillissement et l’exposition aux intempéries peuvent également dégrader le liant.
Dans les matériaux contenant de l’amiante non lié, les fibres sont libres ou faiblement fixées. Elles peuvent donc beaucoup plus facilement se retrouver dans l’air.
Quelques exemples :
L’amiante non lié présente généralement un risque plus élevé et exige une intervention spécialisée. Ces matériaux ne peuvent pas être démontés par des particuliers ni déposés dans un parc de recyclage ordinaire.
Il est souvent impossible d’identifier l’amiante avec certitude en se basant sur la couleur, la forme, l’âge ou la structure d’un matériau. Une plaque peut ressembler à une plaque de ciment ordinaire tout en contenant de l’amiante. À l’inverse, tout matériau ancien ne contient pas automatiquement de l’amiante.
Certains indices peuvent rendre un matériau suspect, mais seuls une évaluation professionnelle et, si nécessaire, une analyse effectuée par un laboratoire agréé peuvent apporter une réponse fiable. L’OVAM souligne que seule une analyse en laboratoire permet souvent de déterminer avec certitude si un matériau contient de l’amiante.
Ne prélevez jamais vous-même un échantillon sans préparation ni accompagnement. Un prélèvement incorrect peut libérer et disperser des fibres. Faites réaliser ou superviser le prélèvement par un expert compétent en amiante, ou demandez conseil au préalable à un laboratoire agréé.
Un certificat amiante n’est pas automatiquement obligatoire pour toutes les rénovations privées. Pour les bâtiments construits avant 2001, l’OVAM recommande toutefois vivement de faire établir un certificat amiante avant le début des travaux.
Depuis le 23 novembre 2022, un certificat amiante est obligatoire lors de la vente d’une construction accessible datant d’avant 2001. D’ici 2032, chaque propriétaire d’un tel bâtiment devra disposer d’un certificat amiante valide. Pour les parties communes de certains immeubles à appartements, cette obligation s’applique au plus tard à la fin de l’année 2026.
Un certificat amiante standard repose principalement sur une inspection non destructive. Les matériaux cachés derrière des sols, des murs ou des structures de toiture ne sont donc pas toujours détectés. Pour des travaux de rénovation ou de démolition importants, un examen destructif complémentaire peut être nécessaire dans les zones concernées par les travaux.
Si vous pensez qu’un matériau contient de l’amiante, interrompez les travaux et évitez toute manipulation susceptible de provoquer de la poussière ou de casser le matériau.
Respectez les précautions suivantes :
En Flandre, plusieurs manipulations dangereuses de matériaux amiantés sont interdites. Un matériau suspect doit en principe être traité comme s’il contenait de l’amiante jusqu’à ce qu’une analyse valide démontre le contraire.
Tous les matériaux amiantés ne doivent pas être retirés de la même manière. La personne ou l’entreprise autorisée à effectuer les travaux dépend notamment :
Certaines applications intactes contenant de l’amiante lié peuvent, sous des conditions strictes, être retirées selon la méthode dite des « traitements simples ». D’autres matériaux, tels que l’amiante endommagé ou non lié, nécessitent l’intervention d’une entreprise agréée pour le désamiantage spécialisé.
Avant le début des travaux, faites déterminer quelle méthode est légalement et techniquement requise. Ne partez pas du principe que tout entrepreneur est autorisé à enlever de l’amiante.
Lors de rénovations de toiture et de façade, on rencontre régulièrement des matériaux en amiante-ciment, notamment :
Ces matériaux peuvent s’altérer sous l’effet du vieillissement, de la mousse, du gel et des intempéries. Il est interdit de nettoyer une toiture ou une façade contenant de l’amiante à l’aide d’un nettoyeur haute pression, car cette opération peut libérer des fibres.
Lorsque des matériaux amiantés sont retirés d’une toiture ou d’une façade, les étapes suivantes de la rénovation doivent également être soigneusement coordonnées. Il est interdit de simplement enfermer ou percer des matériaux contenant de l’amiante pour installer une isolation ou une nouvelle finition par-dessus.
Une rénovation réussie commence par un inventaire correct des matériaux existants. Pour un bâtiment construit avant 2001, il est particulièrement recommandé de faire examiner les applications susceptibles de contenir de l’amiante avant de retirer le revêtement de toiture, le revêtement de façade, l’isolation ou d’autres couches de construction.
Lorsque l’amiante est détecté à temps, son retrait, son évacuation et la rénovation peuvent être planifiés en toute sécurité et dans le bon ordre. L’habitation peut ensuite recevoir une nouvelle composition de toiture, une isolation moderne ou une finition de façade durable.
Lors de rénovations de toiture et de façade, Faccader tient compte de la construction existante et des éventuels risques liés à l’amiante. Lorsque des matériaux suspects sont découverts, les travaux suivants ne sont planifiés qu’une fois que les contrôles professionnels nécessaires et la méthode de retrait appropriée ont été déterminés.
Nous évitons ainsi les risques inutiles et travaillons à la réalisation d’une rénovation sûre, durable et soignée.
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